15 03 06

Publié le par YEBO!

15 03 06. La ville ronronne aux générateurs qui tournent jour et nuit depuis deux jours (là où ils sont oeuf corse!). Je mets le kayak en vente. Déchirement, mais l'argent ira à Nelson, l'homme qui a travaillé ici avec moi 3 ans. L'homme à tout faire. Un métis originaire de Huambo (anciennement Nova Lisboa, la ville qui devait faire la fierté des anciens colons, la capitale de l'empire colonial portugais, la pendente de Rio, de l'autre côté de l'Atlantique). Ville détruite par des années de guerre - jamais vu autant d'impacts de balles de ma vie, sur les murs, les lampadaires. Je n'ose imaginer le carnage. Les gens se méfiaient des chiens qui erraient comme on se méfie des lions dans la brousse. On les abat. Ceux qui ont goûté la chair humaine ne l'oublient jamais...- Il parait que Kuito est bien plus impressionnant encore - La vie au temps de la guerre était assez space: la journée, peu ou pas de guerilla urbaine. Les ennemis de la nuit faisaient leurs achats au marché ensembles, prenaient un verre au café bref une vie sociale tout ce qu'il y a de normal (mais y étais-je?). La nuit, de part et d'autre de la grande avenue principale, c'était la folie. Tirs de kalach, de mortier (cet immeuble, comment fait il pour tenir encore debout?).

Publié dans gubpasline

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