Lectures

Publié le par YEBO!

Marrant comment un livre se lit et engendre ses propres émotions.

 

Certains se lisent d’une traite et sont générateurs d’images, comme ce livre d’un japonais émigré en Angleterre (la petite colline ?)

 

On a l’impression d’être dans une salle obscure et de voir défiler des images filmées par un étonnant croisement de Ozu et Antonioni (pour la lenteur, Profession Reporter). L’histoire se dévide avec la force d’images simples en plans fixes (la petite sauvageonne prêt de la rivière, le contraste entre les grands ensembles et la cabane séparés par le terrain vague, ou le petit garçon grimpant à l’arbre).

 

 

 

D’autres sont d’une lecture plus saccadée, plus européenne au sens slave du terme (le testament français). Du coup les images viennent moins facilement à l’esprit. Ce sont plus des instants des émotions hachées menues des tentatives d’explications de l’âme parisienne à la sauce slave, du romantisme d’un Félix Faure mourant dans les bras de sa maîtresse à l’Elysée qui pousse au spleen tsariste ? Mais l’image vient moins facilement, c’est moins filmique. Au contraire de la femme qui attendait où l’on se croirait dans les steppes de Stalker…

 

Publié dans gubpasline

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