Treno comboio

Publié le par YEBO!

J’ai longtemps été fasciné par ces voitures croisées, écrasées par la vitesse d’un train sur une petite route de campagne en plein hiver.

Les destinations sont moins loin, bien plus plausibles pour un voyage d’une heure au maximum.

Quels sont les habitants de l’habitacle.

Où vont-ils ?

Sans cette première idée, l’écrivain ne pourrait jamais commencer à délirer, le cerveau en déliquescence et l’excitation à son comble, exacerbé, imberbe et barbiturisé.

Du coup, il commencera à ne parler que de lui, de ce qu’il connaît intimement, de par ses yeux.

Sans le concept du départ, plus rien, le néant abouti.

Alors cette pomme a une odeur très forte, chaleureuse et sensuelle, mais elle jaunit trop vite au contact de l’oxygène. Son odeur croît, arrive à en être trop forte, sexuelle, accomplie.

Il. Il avait des vices cachés, des vices velours côtelés et veste de tweed avec quelques gorgées de whisky dans une flasque garnie de cuir. Célibataire avec de trop belles femmes, cultivé et pouvant sembler brillant, il aurait tout aussi bien pu sortir de Normale sup section philo, ou de l’ENA, la consécration du col immaculé.

Sa bière, posée sur la petite table, était trop mousseuse et son chien trop beau-velu avec le regard triste, doux et calme de rigueur. Un personnage en fait éminemment sympathique ; un peu comme mon voisin de palier toulousain.

Son livre, édité en collection de poche, avait pourtant un titre étonnant et avait été écrit par un auteur que personne ne connaît.

Son front ne se plissait jamais lors de la lecture d’un paragraphe plus ardu. Initié.

Sa maison, sa retraite gersoise ou ariégeoise ; il n’est même pas besoin d’en faire état ici : ce ne serait que ramassis de poncifs et lieux communs de ma part alors que ce n’est même pas le cas en réalité.

Doué d’humour, souriant et serviable, il doit être aimé de tous.

Fair play lorsqu’il perd aux échecs ou au billard. Mais il ne perd jamais !

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