Samedi 12 juin 2010
6
12
/06
/Juin
/2010
21:31
Entendez vous ce moustique géant qui plane au dessus des stades sud africains?
Voila ce que l'Afrique nous réserve tout au long des matches (et ça va durer un mois!). Un mois de bourdonnement incessant sans baygon. Moi qui rêvait de chants et
rythmes sur le continent le plus musical du monde! shit!
Par YEBO!
-
Publié dans : gubpasline
-
0
Mardi 8 juin 2010
2
08
/06
/Juin
/2010
21:54
Au bout du chemin la mer. Avec juste une frange de palmier un frangipanier de quoi
rester coi. Les pieds brûlent les épaules chauffent l'ombre est bienvenue. Juste du silence ponctué par le murmure du clapot. De quoi rester baba station debout à attendre. Quoi? Rien. Godot, les
Tartares, rien. Les soirées s'ensuivent les perles s'enfilent les couples improbables défilent. Femmes seules en mâles, femmes accompagnées. Hommes sympathiques le regard suffit à y voir clair.
L'alcool coule comme un brûlis, des danses rupestres s'enchevêtrent. Ici ailleurs c'est du pareilÔmême. Sauf que. Juste cette vision. L'océan indien est le plus beau du monde.
Par YEBO!
-
Publié dans : Voyages
-
0
Mercredi 23 décembre 2009
3
23
/12
/Déc
/2009
00:56
"Le Blog Rank (BR) est un indice de qualité calculé chaque nuit à partir de nombreux critères et d'un
algorithme complexe. Il varie entre 0 et 100, et traduit l'activité du blog, ainsi que l'intérêt porté par les visiteurs. Un Blog Rank élevé indique que le blog a été mis à jour récemment, et que
les visiteurs qui s'y sont rendus l'ont trouvé intéressant."
ça, c'est la définition d'overblog. Amusant non? un algorithme complexe. As tu déjà vu la tronche d'un algorithme complexe? Un gastéropode ambivalent? Ambidextre? Comment ne pas se sentir
un peu abruti quand on vous dit que t'as vraiment pas fait assez de maths pour piger la manière dont on va juger de la qualité de ton bleurg?
Plutôt drôle en fait.
Je dégage. Je botte en touche. Je n'ai pas réussi ma réintégration parisienne. Je me dis que si j'avais pu m'installer à Thémines, je ne'en serais jamais reparti. Mais de Paris je repars.
Beaucoup trop de mal à accepter que j'aurais pu avoir envie de sortir le soir pour voir tout ce que Paris peut offrir. Tout ce que les artistes pensant et agissant, montant à la capitale ou en
étant le fruit, pouvait offrir d'apparente suffisance de l'existence là où elle se trouve.
Nitchevo. Je lève l'ancre sans savoir où je vais mettre les pieds. Erreur passée retrouvée ou meilleur être présent? Les deux sans doute. J'ai pas le sentiment de vivre pleinement ici (à
Paris). De gros bouts de ce que je considère la vie manquent. Certains arrivent à vivre en fuyant une à deux semaines tous les deux mois pour retrouver le goût du voyage sans en avoir les
inconvénients. D'autres vivent un bonheur simple, sans doute le plus beau, d'un quotidien qui se renouvelle sans cesse, où les signes de l'évolution des proches éblouit et suffit à ne pas se
poser de question.
J'ai besoin d'espace. Me retrouver seul au milieu de la mer sur un kayak me semble être la quintessence. Mais je sais aussi que ce n'est pas suffisant. Pas grave. On est tous face à des
putains de choix. Ne pas se prendre la tronche et voir un pote pour une partie de tennis, une balade ou un verre au bar est un autre plaisir infini qui ne me semble pas réalisable ici (à
Paris).
Je vais donc prendre un grand bol d'air. Mais comme je sais que vous qui lisez de temps à autre ces messages me sont proches, je me dis que c'est "compréhensible". Et que les visites seront
toujours bienvenues.
Par YEBO!
-
Publié dans : Voyages
-
0
Lundi 7 décembre 2009
1
07
/12
/Déc
/2009
23:00
Et qu'est ce que j'en ai à foutre, je vous le demande!
J'ai vraiment de plus en plus de mal à voir les médias parler des blogs, à comprendre qu'il y a des blogs qui parlent du blog, à lire les journalistes racontant qu'on est en train de tuer leur
bizness. Une sorte de bouffonerie. Il y a la tempête dehors, mon clebs aboie après un mec qui fait du bruit en fouillant les sorties d'encombrants.En traine de péter à la masse une carcasse
d'ordi pour récupérer ce qui pourrait encore avoir de la valeur. Bordel la valeur. De quoi? Sur le marché des matières premières de la récupération? Dans le métro, le type avec sa voix
métallique qui fait la manche sur la 8 commence à insulter Mitterand et ses sbires parce que je lui ai donné une clope pour soigner son cancer qui ne sera jamais guéri. ça dérape à donf mais le
monde continue de tourner. ça en est presque drôle de voir ces décalages. Dans le métro, je regarde les femmes. Cette promiscuité et cette distance sont incroyables. Ces jeux de pieds ouverts ou
fermés, de mains qui passent dans les cheveux, de jeux de séduction sans zoom font monter l'adrénaline. C'est pas masturbatoire, le sexe est loin de tout ça. Juste de l'humain homme femme.
De quoi mettre un peu de feu dans un foyer du lundi soir qui se serait peut-être endormi sans crier gare sur l'émission de TF1. Le feu qui brûle sous chacun de nous et que nous tentons
d'étouffer tranquillement puisque le feu est subversif. Par essence.
Par YEBO!
-
Publié dans : Other (pronounce oder)
-
0
Mardi 17 novembre 2009
2
17
/11
/Nov
/2009
23:24
Titre. Annonce de la page blog. Que mettre comme titre? Fichtre que dalle pas d'idée! 1 heure de métro avec les memes clampins de tous les jours qui annonent leur
misère. Je t'aime du bout des lèvres. Ils n'ont pas besoin d'annoner, ça se voit sur leurs tronches qu'ils ne baratinent pas. Certains proposent le soduko, l'histoire des stations de métro ou les
restos de moins de 15 euros. D'autres poussent la chansonnette avec plus ou moins de bonheur. Cette femme a une voix de castrafiore une cata. Je la regarde. La cinquantaine, la guitare en
bandoulière elle écrit ses textes bordel. en ingliche dans le texte. Des histoires de amour à la campagne, avec la petite maisonnée, les enfants les arbres les animaux la gerbe dans le métro. 95%
ne sont même pas là, ailleurs. Rien à foutre des vieilles folles qui crèvent la dalle ça donne de la voix la dalle même quand on chante faux. Comme ce mec qui pète les plombs à la répu, qui
gueule comme un vachard en insultant son avocat inconnu qui l'a plumé avec son ex et qui hurle toutes ces années passées de vexation qui lui montent à la gorge. Un mec s'arrête qui lui
demande si la connection aux lampions tourne rond (en ayant l'air d'en douter) et l'autre lui répond que oui, les neurones sont connectés, mais qu'il ne mettra pas la main, comme son pourri
d'avocat, à son balluchon de merde. Je hais les paragraphes. Les lèvres quelles lèvres?
Vous connaissez la bellevilloise? un bel endroit géré par des nazes. Terrasses resto salles de concert et de gros costauds à qui on a dit que les cloportes devaient s'entasser là haut pour
fumer parce que devant la porte ça devait rester clean. Tout ça donne une atmosphère de flicage d'etouffement limite nazi pour bobos en mal de raccordements humains forcés. Un bel endroit
gâché quoi. Plus je me rapproche de la frique plus je me détache de cette ville que je n'aurais pas réappris à aimer tellement les mondes parallèles qui s'y croisent sont universellement orientés
vers de la consommation à tout coup coût, qui pour des montres bijoux à aiguilles histoire de ne plus voir les heures défiler en vert fluo bien visible, qui pour un bon repas bien arrosé entre
proches qui rient des mêmes vannes parce qu'on se connait, on a les mêmes bases. La grande frique c'est pas pareil. On n'y fait pas la gueule parce qu'on s'y oublie mais bien parce qu'on a les
boules. On sait où on se trouve quand on est quelque part. Personne ne t'y force tu y es par ta seule volonté. Tu n'es plus simple observateur dans des lieux non choisis non, tu décides
des endroits dans lesquels tu seras acteur quelle que soit ton humeur.
Par YEBO!
-
Publié dans : Voyages
-
0